Qu’arrive-t-il à notre grand journaliste, MiK ?

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Après des insinuations sur la présence des chroniqueurs sur les chaînes de télévision, Mamadou Ibra Kane dit Mik, nous revient et nous humilie en nous servant un vert de milkshake périmé. Très décevant pour quelqu’un qui avait l’habitude de nous servir un bon milk. Que lui arrive-t-il, à notre grand journaliste, lui qui était placé au-dessus de ses confrères, lui l’extraordinaire plume avisée ? Est-il devenu si accommodant au régime en si peu de temps ?
Qu’est-ce qui lui prend d’enfoncer le clou là où il était nécessaire de calmer le jeu ? Il lui arrive à notre bien aimé Mik l’usure des gens de pouvoir. C’est le poids de l’âge qui joue sur l’homme, et la phobie de ne se sentir out, de ne plus être à la page. On dirait qu’il est en train de perdre sa raison.
En tout cas, dans sa chronique de ce vendredi, il n’a pas raté les tarés de la République qui passent être ces deux larrons que sont Assane Diouf et Clédor Sène, puisqu’il n’a osé insister sur la présence du troisième gus, en l’occurrence le syndicaliste Dame Mbodj, à Touba dans la cour du Khalife général. Le fait de parler de ces deux, aujourd’hui, lui redonne une audience qu’il avait presque perdu. Est-ce suffisant pour dire que le grand Mik a fait aujourd’hui un tabac, dans la quête effrénée de buzz ? C’est une interrogation…
En tout cas, point besoin de rappeler aux esprits éclairés que la tradition musulmane en vigueur chez nous ici au Sénégal, qu’il est interdit de condamner définitivement une personne et de penser qu’elle est perdue à jamais.
Reprends-toi grand Mik, et accepte le fait que tu es plus proche du passé présent que tu maîtrises bien plus que bien d’autres de la profession. Tu scrutes le futur et donc, tu dois pouvoir accepter que des jeunes gens puissent s’exprimer aussi valablement que vous le faisiez en face d’autres acteurs politiques et leur permettre d’exprimer leur point de vue sur la situation politique nationale du moment, devant une assemblée austère. Accepte aussi que les Sénégalais écoutent et suivent d’autres gens de qui ils sont différents et dont ils ont envie d’apprendre un peu plus, pour supporter à les vivre en cohabitant en toute coexistence pacifique au milieu de la communauté. N’accepte pas de te rabaisser à ce niveau du débat public pour t’étonner combien il est si facile de rencontrer un guide religieux de cette noblesse sans trop de protocole. Prend la peine d’élever le niveau du débat avec plus d’hauteur de vue, et si toutefois tu remarques des manquements à signaler chez certains chroniqueurs ou activistes, n’hésite pas à prendre ta plume pour jouer ton rôle de grand frère. Prend ton téléphone et fait ton devoir d’encadreur pour les sermonner ; ce rôle de vigie-pirate doit être le sien, mais pas le rôle d’un has been, perdu par trop de ressentiments longtemps gardés et qui n’attendaient que l’occasion de la goutte de trop pour se déverser. Sans faire couler trop d’encre ni de la salive.
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